Oct 5, 2001
420 Vues
0 0

Contrôle d’Internet et des téléphones

Ecrit par

La surveillance Hi-tech a vécu. C’est le constat que font les spécialistes après les attentats du 11 septembre. Si en fait cette surveillance ne suffit pas à la lutte anti-terroriste, elle est le centre de larges discussions au sein des gouvernements.

La Grande-Bretagne tente d’imposer aux opérateurs de téléphonie mobile et fixe ainsi qu’aux fournisseurs d’accès données la conservation des données de connexion (durée, numéros composés, adresses e-mail etc) pendant une durée de sept ans.

Un accord informel émanant de la Commission européenne demande que cette durée soit de 12 mois, mais le parlement européen a décidé de revoir ce texte. Depuis près de six mois, les états, comme les associations de protection de la vie privée, attendent cette version revisitée.

Le gouvernement britannique profite de ce flou pour essayer de faire passer politiquement cette durée à sept ans. La crainte des associations de protection de la vie privée semble justifiée depuis le 11 septembre puisque depuis cette date, la volonté de contrôle des échanges téléphoniques et de données est de plus en plus importante, même si tout le monde s’accorde pour dire que cette seule manière d’obtenir des renseignements sur les activités criminelles ou terroristes est loin d’être suffisante.

Aux Etats-Unis, la commission juridique de la Chambre planche sur le ” Patriot Act ” pour Provide Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism, le projet de loi anti-terrorisme demandé par George W. Bush.

Si ce texte est voté, les autorités judiciaires auront un pouvoir accru au niveau de la surveillance électronique, et les peines infligées pour les crimes informatiques seront plus lourdes. Les intrusions informatiques, par exemple, pourront être assimilées à un acte terroriste.

Mais le flou qui caractérisait la première version semble toujours être de mise. Cela fait dire aux associations, mais aussi aux spécialistes informatiques, que l’on pourrait assister rapidement à un retour au macarthisme, la chasse aux sorcières qui avait eu lieu aux Etats-Unis lors de la guerre froide dans les années 50.

Une partie de cette loi octroie aux autorités judiciaires le droit de garder un étranger soupçonné de collusion avec des terroristes pendant une durée indéterminée.

Ce nouveau projet de loi, fait dans la précipitation, ne semble enthousiasmer que les autorités.

Source : RTBF

Catégorie:
News

Laissez un commentaire

Menu Title