Sep 9, 2000
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Nouvelle tarification : cette fois, il y en a marre

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Rien à voir avec Linux, concédons le…

A grands renforts de promotions, Belgacom coupe l’herbe sous le pied à la concurrence. Une prétendue baisse du tarif des communications sera mise en place dès ce 1e octobre. Encore une fois, le consommateur final voit sa facture augmenter, et les entreprises bénéficient de diminutions, seules grandes “consommatrices” de tarifs internationaux – sujets à la baisse la plus spectaculaire.

Désormais donc, téléphoner à votre marraine, qui habite à 10 km de vous, vous coûtera 60 francs l’heure. Soit une augmentation de 200 % par rapport aux tarifs pratiqués il y a trois ans, avant le passage à la tarification à la seconde. Ceci dit, vous pourrez téléphoner à votre belle-famille à 200 km pour le même prix : où est le raisonnement logique ? sinon d’annihiler la concurrence…

Certes, les communications interzonales subissent le même tarif. Mais à quoi bon ? Bon nombre d’opérateurs alternatifs étaient déjà à ce niveau.

En attendant, Versatel attend toujours la possibilité de développer des infrastructures DSL pour la connectivité Internet, une procédure d’accusation a d’ailleurs été enclenchée contre l’opérateur historique.

Le fin du fin, c’est l’augmentation de la redevance dont on se demande encore si elle est justifié sur un réseau blindé déjà bien amorti. Augmentation ? Non, parlons plutôt en termes d’harmonisation – les termes sont précieux.

Reste à attendre la décision de Belgacom d’ouvrir les portes de la boucle locale. A ses conditions, évidemment. Et à ceux qui rétorquent : oui, mais c’est Belgacom qui a fait les investissements. Réponse : pas tout à fait, c’est l’Etat qui a majoritairement investi.

Je ne suis pas un fervent défenseur de la concurrence, mais force est de constater qu’une fois de plus, nous serons les dindons de la farce. En attenant plus d’IP, plus de solutions alternatives, et la boucle radio. Autant rêver.

Décembre, prochaine étape : les licences UMTS et les répercussions des enchères – que personne ne veut vraiment perdre, au risque de se voir relégué au rang de musée de la téléphonie mobile durant 20 ans – sur le coût de nos abonnements au téléphone portable. Consolation : cet argent servira peut être à la collectivité. Sorte d’impôt “très” indirect.

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